Ecologie et marchés

 

La croissante rareté des ressources écologiques de la planète, qui est le résultat d'un capital en voie d'épuisement progressif et d'un population en forte croissance, mène, en bonne logique économique, à un renchérissement de ces ressources.

Preuve en est l'invention plus que paradoxale des droits à polluer et de la possible création d'un marché mondial, cadre légal d'échange de ces droits. On pourra également imaginer les produits dérivés, futures, options, titrisation de ces droits, ainsi que les "spreads" envisageables entres droits souverains et ceux plus volatils détenus par les corporations.

Une étude récente de MUNICH RE  nous permet de constater la situation de façon très "basique". Sur les 10 plus importantes  catastrophes naturelles en 2003, les USA, avec 7 sinistres, représentent un coût de 71% du total et une charge pour les assureurs de 91%. Or ces sinistres sont tous de nature climatique. 

Faut-il que les ré-assureurs européens continuent de souscrire des risques de pays non signataires des accords de Kyoto ? Ne faut-il pas dès maintenant introduire au moins une notion de bonus-malus. Le marché applique normalement de façon naturelle le surcoût du risque. Les statistiques de 2004 seront intéressantes à analyser dans ce contexte.

 


© mdc  septembre 2004